VISION FRAGILE

© Benoît KOENIG "Riedman"

Il n’y a pas le fracas du monde. Juste l’émotion grande et blanche où un silence de cristal parle ici toutes les langues. Il y a des naissances en latence. D’abord celle du soleil qui enfle au pied des cimes et puis celle de l’eau qui bat des ailes pour attraper un bout de ciel bientôt bleu. Un fouillis harmonieux s’ordonne dans la brillance et s’accorde une danse. L’œil devient un oiseau dans l’éclosion du jour.

                                                                                                                         Martine Colledani

© Benoît KOENIG "Riedman"

Quand les ramures nues se cachent, timides, dans la brume, il n'est plus possible de lire le verbe des essences. Pourtant, l'astre ponctue parfois le texte qu'écrivent les branches des arbres au ciel. Vainement... Les hommes ne lisent pas ces écritures.

Mapi

© Benoît KOENIG "Riedman"

Terre de légende qui nous offre ce kaléidoscope de couleurs, le Ried se veut mystère. Que ce soit par l'eau ou le vent, la terre ou le ciel, il sait garder ses secrets qu'il nous livre cependant sans réserve, quand nous prenons le temps de le lire, le temps de nous y égarer. Paré de teintes tantôt froides, tantôt chaleureuses, il ne laisse pas indifférent. Agrémenté de la ligne de vie que sont les strates herbacées ou au loin les rideaux d'arbres, le Ried nous révèle, dans ses moments figés, toute son âme, toute sa plénitude. L'envie de toucher du bout des yeux cette atmosphère de douceur pour se remplir d'une paix intérieure et ne profiter que du moment présent.

 

Mireille Hurst 

© Benoît KOENIG "Riedman"

L’arbre étend ses ailes de solitude blanche sur tous les secrets de la terre et du ciel. Il parle aux nues avec véhémence et détermination. Ses grands bras ne prient pas mais enjoignent. Dans son cœur flamboyant, l’énergie, rouge et vive, éteint en un seul geste la plus petite brindille de la moindre froidure.

Martine Colledani

© Benoît KOENIG "Riedman"

A travers les frondaisons de cet arbre isolé,

Perdu au milieu de cette vaste étendue prairiale,

Ses rayons ouvrant une perspective nouvelle sur son lever,

Le soleil semble se prendre pour une étoile.

 

Les ombres se prolongent sans ambages,

Pour agrandir la perspective de chaleur qui se dégage.

Le regard est capté par le ciel qui se confond à la terre.

Un instant magique, quelque peu éphémère.

 

Une atmosphère sereine et détendue

Adoucit l'aspect brut d'un bleu soutenu

Et jette un voile de mystère et de douceur.

Un sentiment d'évasion s'empare alors du promeneur.

 

 

                                                      Mireille HURST

 

 

 

 

© "Terre à tous"

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